Être gay en cité

Comment vivent les gays de l'autre côté du périph ? Mario Morelli a posé la question à des habitants de la banlieue parisienne. Le réalisateur a eu du mal à trouver des témoins acceptant de s'exprimer à visage découvert. Emir, Mikaël, Brahim et Julia ont finalement eu ce courage. "Dans ma banlieue, on n'aime pas les pédés" déclare sans ambage un jeune homme de la cité de Grigny où vit Emir. "C'est ce que je vis tous les jours, mais je passe à travers", commente ce dernier. Pour la pétillante Julia, 20 ans, la situation est également difficile. L'insulte la plus fréquente, c'est "gouine", dans laquelle il y a "du dégoût", explique-t-elle. Mikaël, 24 ans, a lui créé une association pour permettre aux gays de s'exprimer. Brahim, la quarantaine, raconte le mal-être qui a pu être le sien : comment avouer son homosexualité quand on vient d'une famille musulmane et qu'on vit dans une cité ? Comment expliquent-ils ce rejet violent des jeunes de banlieue ? "Etre hétéro, c'est déjà pas facile, dit Emir. Va ajouter ces fameux gays qui s'entendent très bien avec les filles et qui viennent tout perturber dans ce monde où la sexualité n'est déjà pas facile à exprimer". Emir, Mikaël, Brahim et Julia racontent avec une touchante sincérité leur vie quotidienne, souvent faite de vexations et de peur. Ils disent également leur volonté de vivre leur vie au grand jour. Avec sensibilité, Mario Morelli lève le voile sur un sujet tabou.

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Comment vivent les gays de l'autre côté du périph ? Mario Morelli a posé la question à des habitants de la banlieue parisienne. Le réalisateur a eu du mal à trouver des témoins acceptant de s'exprimer à visage découvert. Emir, Mikaël, Brahim et Julia ont finalement eu ce courage. "Dans ma banlieue, on n'aime pas les pédés" déclare sans ambage un jeune homme de la cité de Grigny où vit Emir. "C'est ce que je vis tous les jours, mais je passe à travers", commente ce dernier. Pour la pétillante Julia, 20 ans, la situation est également difficile. L'insulte la plus fréquente, c'est "gouine", dans laquelle il y a "du dégoût", explique-t-elle. Mikaël, 24 ans, a lui créé une association pour permettre aux gays de s'exprimer. Brahim, la quarantaine, raconte le mal-être qui a pu être le sien : comment avouer son homosexualité quand on vient d'une famille musulmane et qu'on vit dans une cité ? Comment expliquent-ils ce rejet violent des jeunes de banlieue ? "Etre hétéro, c'est déjà pas facile, dit Emir. Va ajouter ces fameux gays qui s'entendent très bien avec les filles et qui viennent tout perturber dans ce monde où la sexualité n'est déjà pas facile à exprimer". Emir, Mikaël, Brahim et Julia racontent avec une touchante sincérité leur vie quotidienne, souvent faite de vexations et de peur. Ils disent également leur volonté de vivre leur vie au grand jour. Avec sensibilité, Mario Morelli lève le voile sur un sujet tabou.

Durée
11:20
Catégorie
Docu Gay
Publié le
12 March 2016

homophobie banlieu cité

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